Souffle.ca
Couleurs de saison

Vous êtes ici: Accueil > Carême et Pâques >
Carême et Pâques 2008
Retour à la page d'accueil
Retour à la section Carême et Pâques 2008


Mal d'eau, mal de vivre!
Carême 2008
24 février 2008

Version imprimable  Version imprimable

par Robert Richard, prêtre

La Samaritaine - http://www.evangile-et-peinture.org/Je n’apprends rien à personne si je dis que l’eau est un bien précieux. Les habitants des pays arides le savent depuis toujours… mais nous aussi, maintenant que la pollution en menace la qualité. C’est que l’eau, c’est la vie, et c’est peut-être plus vrai encore au sens figuré : qui dit manque d’eau, dit mal de vivre! L’eau qui apaise la soif n’est vraiment pas que matérielle.

Il y avait une femme au temps de Jésus qui en savait quelque chose, elle qui avait désespérément cherché l’amour sans jamais le trouver. On ne sait pas son nom. On l’a appelée simplement « la Samaritaine », car elle était de Samarie. On dit d’elle qu’elle avait eu cinq maris. Ça peut faire sourire au premier abord, cinq maris! Mais quand on sait que la littérature biblique aime bien utiliser des « images », on peut se demander qui étaient ces « maris », avec qui elle avait pensé trouver le bonheur. Qui d’entre nous n’a jamais fait de ces alliances qui creusent le vide, qui ne mènent nulle part?

Elle venait puiser de l’eau, cette femme de Samarie, mais – tiens, tiens! – Jésus se trouvait assis sur le bord du puits. Elle n’attendait rien de lui, mais Jésus lui demande à boire et, inopinément, le dialogue s’engage. C’est Jésus qui a soif, certes, mais il a soif d’offrir à cette femme l’eau de la dignité qu’elle ne se sentait plus, l’eau du bonheur qu’elle ne croyait plus fait pour elle. Jésus lui propose de « l’eau vive », comme dit l’Écriture, l’eau de la vie… Jésus lui offre en quelque sorte « de l’eau de Pâques ».

Pour la femme de Samarie, ça semble comblant cette rencontre. Peut-être parce que, pour la première fois de sa vie, quelqu’un s’intéresse à elle sans que ce soit pour en abuser… Qui sait? Toutefois, sa rencontre avec Jésus est si déterminante qu’elle en oublie l’eau du puits pour courir raconter à d’autres la résurrection qui vient de se produire dans son cœur.

Comme quoi ce n’est pas rien quand quelqu’un nous demande à boire : c’est souvent désaltérant et pour l’un et pour l’autre.


Services diocésains de Nicolet, 49, rue Mgr-Brunault, porte A, Nicolet, Qc, J3T 1X7  Tél. : (819) 293-6871   Téléc. : (819) 293-8376
© 2003-2013 CECR Nicolet. Tous droits réservés.