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Un repas de « passage »
Semaine Sainte
8 avril 2004

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par Robert Richard, prêtre

La nuit même où il était livré, le Seigneur prit du pain, puis ayant rendu grâce, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». (1 Corinthiens 11, 23-24)

Au cours du repas, (…) Jésus se met à laver les pieds des disciples. (Jean 13, 1.5)

Qui d’entre nous ne pratique pas le don de soi? C’est vrai! Il ne se passe pas une journée sans que l’on donne de son temps, de son écoute, de son amitié, de son affection, pour qui en a besoin.

Ce n’est pas toujours désintéressé. En fait, existe-t-il un don vraiment gratuit? Le don de soi n’est-il pas une manière d’entrer en relation avec les autres? Et nous en avons besoin, de cette relation, pour vivre, pour nous réaliser, pour exister.

Dieu fait exister l’être humain. C’est le sens biblique de la création. Et il le fait exister au point de lui faire le don d’une liberté qu’il aurait pu se réserver à lui-même. Dieu ne veut pas des pantins. Il veut des hommes et des femmes libres de le choisir et de l’aimer. Et nous avons à faire le difficile apprentissage de la liberté.

JésusEn ce Jeudi Saint, les chrétiens se rappellent que Jésus a donné sa vie librement au cours d’un repas qui déjà rappelait le grand passage de l’esclavage à la liberté des Hébreux du temps de Moïse. Passage, c’est d’ailleurs le sens du mot Pâque.

Jésus a donné sa vie dans le signe du pain béni, rompu et partagé. Le Jeudi Saint nous rappelle aussi que Jésus a donné sa vie en lavant les pieds de ses amis, une tâche plutôt ingrate, qui était réservée à l’esclave de la maison pour accueillir les convives. Paradoxalement, Jésus s’est fait esclave librement.

Jésus ira beaucoup plus loin encore. Il donnera sa vie en refusant le sauf-conduit, le mensonge, le geste de puissance qui aurait pu le sauver de ceux qui en voulaient à la vérité d’un Dieu qui n’est qu’amour, compassion, accueil, libération. Dans sa relation à Dieu, Jésus avait compris que la vérité rend libre.

N’avons-nous jamais fait l’expérience de la vérité… une vérité qui nous fait passer de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie, de l’isolement à la relation?

Jésus est assurément « intéressé » en donnant sa vie. Il cherche à entrer en relation – plus encore, en communion – avec nous qui cheminons sur la route pas toujours facile de la liberté.

Et si d’entrer en relation avec Jésus devenait pour nous un passage, une Pâque, qui nous ressusciterait de nos petites morts quotidiennes qui sont autant de brisures de relation avec les autres?

Pour faire un pas de plus...

Prends quelques secondes pour réfléchir à la vérité de tes relations. Vois celles qui te font passer de la mort à la vie. Se pourrait-il qu’elles te disent quelque chose de ce don de lui-même que Jésus a fait au soir du premier Jeudi Saint?


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